Union sacrée : le cycle de vie n’ira pas au-delà de 2022

Aussitôt après la sortie de l’équipe Sama Lukonde, certains députés nationaux sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils appellent injustice. Sans mystère, il s’agit des oublis dans la composition de cette équipe. La menace est claire. Si le Chef de l’Etat ne se montre pas attentif jusqu’à remettre ces députés dans ce qu’ils considèrent comme leur droit, ils seraient prêts à aller jusqu’à bloquer l’investiture du gouvernement. Le Chef de l’Etat a compris leur émotion. Il a reçu et promis, encore une fois.  Selon le député Mbau du Mlc qui s’était confié à une des radios de la place, ces députés seraient au nombre de 200. A ce nombre, ils présentaient un vrai danger. Car, au cas où le vote se serait fait au bulletin secret, il aurait fallu s’attendre à ce que ce nombre grossisse avec d’autres mécontents silencieux de tous les bords. Le Chef de l’Etat avait donc intérêt à jouer le jeu. Comment pourra-t-il s’en sortir sans ériger une tradition?

Il avait été dit, selon les propos rapportés à l’issue de la réunion entre les députés de l’Union sacrée et JM Kabund, aussitôt après la nomination des commissaires d’Etat (entendez ministres supposés), il sera procédé à la nomination des mandataires de l’Etat dans les entreprises publiques. Les mécontents voulaient, par leur mémo au Chef de l’Etat, lui rappeler cette promesse. Leur marge de manœuvre était mince au cas où, ils devraient se contenter de la promesse. Car, une fois le gouvernement investi, ils perdraient leur arme de chantage. Le Chef de l’Etat va-t-avait compris. Mais, va-t-il s’exécuter?

C’est du jamais vu. Le Chef de l’Etat qui avait recouru à la formule Union sacrée, soi-disant pour finir les blocages et les humiliations, vit pire que ce qu’il avait dénoncé au Fcc-Cach. Il sait, du fond de son cœur, qu’il n’y avait ni blocage ni humiliation. Ce qu’on lui fait à l’Union sacrée, est une grande première dans ce pays.  Une vraie humiliation, prélude de ce que présage la fin tragique ( ?), politiquement s’entend,  de l’Union sacrée.

Le président de la République, soumis au chantage quasi permanent, étant donné que la récompense reste à travers le positionnement des uns et des autres, le mode d’opération. Il faudra tout marchander. Après avoir distribué les postes au gouvernement, dans la diplomatie et dans le portefeuille, que  restera-t-il à distribuer ? Plus rien. Ce sera le moment de vivre la libération des ambitions en rapport avec les élections de 2023. Mais le match commencera bientôt à travers les réformes. Si la révision de la loi électorale ne va pas dans le sens d’ouvrir la voie à l’éligibilité de Jp Bemba, on ne voit pas ce que le Mlc restera faire au sein de l’Union sacrée. On connaît la versalité de l’Udps. Personne ne sera surpris qu’au moment venu, on érige des barrières sur les ambitions pouvant compromettre celles de Félix-Antoine Tshilombo. Sauf si Katumbi, Bemba et autres, ne renoncent pas à renoncer. Et si l’alliance Katumbi-Bemba résiste aux aléas politiques et que les deux se représentent à la magistrature suprême, il va de soi qu’ils seront disposés à s’allier au deuxième tour. Sachant cela, il faut craindre que l’Udps se batte contre la révision constitutionnelle afin de reinstaurer le deuxième tour.  Pour gagner cette bataille, il faudra que l’Udps s’assure d’une majorité solide. Où va-t-elle la chercher ? L’Udps a démontré qu’elle ne peut pas avoir plus de 50 députés.

LC

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