Rdc, le ciel est sombre

Les nominations au sein de l’armée et de la magistrature ont provoqué un sombre  et épais nuage dans les relations entre les deux têtes de l’exécutif. Personne ne pouvait prédire l’avenir immédiat. Les nouvelles parvenues à l’opinion par le conseil des ministres, avaient pourtant fait état d’un climat plutôt assaini, calme et cordial au gouvernement. Ce qui, croyait-on, augurait également une coalition apaisée aussi bien entre les institutions qu’entre les regroupements politiques. Ceux qui y avaient cru sont vite obligés de  se détromper. La prestation de serment des juges du Conseil d’Etat a permis de mettre à nu les divergences aussi bien au sein des institutions qu’au sein des regroupements politiques en coalition. Tous les chefs des institutions du pays avaient répondu absents à la cérémonie de prestation de serment des juges du Conseil d’Etat. Cérémonie présidée par le président de la République. Il n’y avait ni les deux présidents de deux chambres du parlement ni le Premier ministre, chef du gouvernement. Au-delà du fait que ces absences démontrent que ia question de la nomination des hauts juges n’a pas encore été résolue, il y a les divers opinions silencieuses des partenaires. L’exécution de ces ordonnances dont le contreseing était contesté, se fait, apparemment dans la logique de la loi du plus fort. C’est tout sauf l’Etat des droits !

L’absence à cette cérémonie de deux présidents de deux chambres du parlement, interpelle davantage. Pourquoi le constituant avait-il voulu que cette prestation de serment se déroule devant le président de la République, certes,  mais au parlement ? Est-ce une simple caprice de juriste ? Cela ramène au contreseing qui a été banalisé. Au point où on en est, on va vers la banalisation de la présence des deux présidents de deux chambres parlementaires. Pourquoi donc,  ne pas aller jusqu’à la modification de ces dispositions constitutionnelles ainsi relativisées, au point de blesser de nombreuses susceptibilités ? Ce dossier vient s’ajouter à celui de deux juges qui ont boudé la prestation de serment, déclinant ainsi leur nouvelle affectation. Pour eux, n’ayant pas été consulté, ils se arc-boutent sur leur mandat qui est en cours. La prestation de serment à la Cour constitutionnelle risque de se faire dans le même climat. Au bout de ce noir, aucune lueur. La rentrée parlementaire en septembre, avec le dossier de la Ceni où l’Assemblée nationale a entériné le candidat choisi par les confessions religieuses, le président de la République a dit non, l’opposition attend les réformes. Du moment où la clameur publique prend le dessus sur la loi et les règles édictées, il faut craindre le pire.

Le Poing gauche

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