Maman Bijou et les Amies de Tabitha, pari gagné

La fondation « les amis de Thabita » a clôturé le mois de la femme le 17 mai dernier. Mieux vaut tard que jamais. Voilà qui a renforcé la conviction  de Maman Bijou, initiatrice de la fondation. Donnant le raisons de cette clôture du mois de la femme un mois après, la présidente a évoqué outre les raisons liées aux différentes restrictions dont celle de réunir plus de vingt personnes, elle avait ajouté son absence au pays. Car, retenue à l’extérieur du pays à cause  de la pandémie à corona virus. Restriction des voyages oblige.

La journée du 17 mai, choisie pour cette clôture n’est pas un hasard. C’est la journée de l’armée. Les membres de la Fondation, ce sont essentielllement les épouses militaires. Toutes élégamment habillées par la Fondation. Chants religieux, slogans, tout était au rendez-vous pour davantage d’allégresse dans une salle chauffée à blanc.

Le premier temps fort, c’est lorsque, Maman Bijou, la présidente de la Fondation a pris la parole. Pour l’écouter, c’était un silence plat dans la salle. On pouvait entendre marcher une fourmi! Sauf lorsque montaient les applaudissements, il fallait du temps que la salle en délire se calme. Elle a commencé par donner la genèse de la Fondation. L’idée de créer la fondation est née de la volonté d’accompagner les élans de générosité de son mari. Il était question de créer un cadre pour aider son mari dans les gestes d’aide à ses semblables. Dans la suite, Maman Bijou veut voir la Fondation devenir un lieu du donner et du recevoir. Ce geste a été concrétisé à la fin de la manifestation. Chaque membre avait apporté un cadeau. La Fondation a redistribué ces cadeaux de telle sorte que chacun a reçu un cadeau venu de l’autre. Quel symbole de partage !

Avant tout cela, la Fondation avait aligné des spécialistes dans divers domaines dont : l’autonomisation de la femme, les droits et devoirs de la femme, les maladies de la femme, …c’est pratiquement le contenu du discours de la présidente.  L’intérêt des participants était perceptible. Maman Bijou et la Fondation Thabita ont ainsi rompu avec la tradition qui veut que lorsque les femmes se retrouvent, c’est pour chanter, danser, boire et manger. On a eu droit à une fête où les femmes ont certes chanté, dansé, bu et mangé, mais aussi et surtout ont beaucoup appris. C’est ce qu’on appelle « lier l’utile à l’agréable ».

La cerise sur le gâteau, c’est l’intervention du pasteur Patrice, Frère Patrice Ngoyi Musoko. Il a, à l’occasion, lié son talent de prédicateur à celui de chanteur. Tout pour raffermir aussi bien la foi que les convictions des unes et des  autres. Frère Patrice s’est souvenu du premier jour où Maman Bijou et son mari sont arrivés dans son église. Ce jour là, a dit frère Patrice, l’église avait un gros problème. Un fidèle avait perdu un enfant. Comment l’enterrer ? Lorsque le couple  est allé lui proposer de prendre en charge les obsèques, c’était la grâce descendue du ciel. Quand, parlant de la fête et surtout de la volonté de l’organiser, du sentiment altruiste à la base, frère Patrice a dit que Maman Bijou n’a pas l’intention de briguer la députation nationale. Tollé dans la salle et vive protestation : « pourquoi pas » ? Pour la salle, la demande était à peine voilée. Maman Bijou est leur candidat député, si elle veut. Pour tout clôturer on a entendu chanter : « Obali soda ozali na mapamboli na yo. Obali civile ozali na bilakeli mabe ». Une chanson reprise dans la ferveur et pour bien se faire entendre, toute l’assistance était debout.

PG

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