Lamuka, la fin de l’aventure comune

Sauf refus de regarder la vérité en face, Lamuka n’avait pas une longue vie. Le discours de ses témors était dès le départ, clairement trompeur. L’instauration de la présidence tournante, la durée trop courte de ce mandat, était la preuve que personne ne voulait laisser l’emprise de la plate-forme à l’autre. La passation du pouvoir entre Muzito et Fayulu a étalé au grand jour le désamour silencieux entre les quatre leaders. Fuyant d’expliquer cette vie de puzzle au Lamuka, ses chantres disaient à qui voulait les entendre que Lamuka était un état d’esprit. En réalité, c’est un vide d’esprit. Les consultations convoquées par le Chef de l’Etat démontrent que les intérêts particuliers ne pouvaient résister à la tentation. Mûr ou pas mûr, le fruit est tombé devant la tempête de la conjoncture politique. On est loin de la fausse idée rependue selon laquelle, Lamuka se battrait pour l’intérêt du peuple. Il est pourtant clair que pour Bembba, la réforme électorale avec à la clé la modification de la loi électorale dans son article 10, est l’enjeu de son agir politique actuel. Il est par conséquent, prêt à conclure un deal avec quiconque pourralt lui donner l’espoir de pouvoir être candidat demain. C’est légitime, pourvue que l’on sache s’y prendre.

Quant à Moïse Katumbi, il est dans la politique comme un cheveu dans la soupe. Il a constaté qu’il est plus aisé pour lui, de se servir du pouvoir comme tremplin pour le bonnes affaires. Personne ne le voyait faire les affaires loin des rouages politiques. S’il n’y est pas lui-même, il fallait compter sur les influences. Rusé comme un renard, il sait se faire agneau afin d’obtenir ce qu’il veut. On est pratiquement dans la situation d’avant Genève. Sans base politique, Katumbi reposait son espoir d’émergence politique sur l’Udps. Pour se faire, il n’était pas question pour lui de s’aligner derière Félix-Antoine Tshilombo. Il fallait se faire allié. Un allié dont le mythe du portefeuille pesait plus que le poids politique. Le moment venu, il a réservé un double crochet à Félix. Au premier crochet, il a désorienté Félix Tshilombo, avant de faire une passe en or à Fayulu. Prix dans ce drible à la Katumbi, Félix Tshilombo déclara : « Le changement s’appelle Fayulu ». Les calculs de Katumbi étaient clairs. Mieux valait jouer avec Fayulu supposé sans parti politique réel sur le terrain plutôt qu’avec Tshilombo dont le parti avait une réalité politique. L’aventure Fayulu se termine en eau de boudin. Il fallait pour se faire que Fatshi joue au mauvais perdant en se retirant de la course, reniant sa signature. Et revoici Katumbi tourner les yeux vers Félix.

Cette fois, ce n’est pas le mythe du portefeuille plein  fourni qu’il lui fait miroiter, mais plutôt les armes pour anéantir Joseph Kabila et son Fcc. Pour ce faire, sauf descente inattendue du Saint-Esprit, il n’y a dans la gibecière de Moïse Katumbi, ni discours politique ou juridique, mais celui de haine contre Kabila. Clairement, pour lui, l’union sacrée doit se faire contre le Fcc. Il faut être naïf pour croire à la bonne foi de Katumbi. Félix va-t-il éviter le deuxième crochet du faux avabt-centre de Lamuka ?  Wait and see. En attendant, on est désormais convaincu de la fin de l’unité au sein de Lamuka. Désormais l’aile « mpangistanais » doit apprendre à faire cavalier seul face à l’aile des métis.

 TT

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