Formation du bureau de la Ceni, le piège se referme

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L’histoire se répète. Nous venions de vivre l’affaire Malonda dans ce même processus de mise en place du bureau de la Ceni devant succéder à celui fin mandat, dirigé par Corneille Naanga. Même scénario, mais plus de stupéfaction. Choisi par six de huit confessions religieuses, entériné par l’Assemblée natinale, Ronsard Malonda s’est vu bloqué au niveau du président de la République. La raison clairement avancée par le Chef de l’Etat, ce n’est pas que Malonda était désavoué par les kimbanguistes ou parce qu’on l’accusait d’être proche du Fcc, mais parce que, selon le Chef de l’Etat, le Pv lui transmis désignant Malonda, était signé par des personnes sans qualité. Les personnes habilitées à établir le Pv relatif aux délibérations de la composante confessions religieuses, ce sont le président (Cenco) et le vice-président (Ecc). La notion de la loi de la majorité était ainsi battue en brèche. Aujourd’hui, le Pv que l’Assemblée nationale entend soumettre à la commission soi-disant  paritaire,  est signé par des personnes sans qualité. Si la Cenco et l’Ecc cherchent aujourd’hui l’arbitrage du Chef de l’Etat, c’est parce que l’Assemblée nationale viole intentionnellement la ligne morale tracée par l’autorité suprême du pays. D’aucuns souhaiteraient que le Chef de l’Etat attende jusqu’à ce que le dossier arrive à son niveau. Cette opinion oublie que dans le dossier de la loi Minaku-Sakata, le Chef de l’Etat s’en était mêlé avant que la procédure parlementaire aboutisse. Dans le cas Malo,da, voire dans celui de la loi Minaku Sakata, il y en a qui disent pince-sans-rire que si le Chef de l’Etat avait intervenu avec diligence, c’est parce qu’il y avait clameur publique. On veut nous dire que la clameur publique c’est seulement celle à laquelle est mêlé l’Udps. Par conséquent, les militants de Lamuka et des mouvements citoyens qu’on voit manifester au Palais du peuple, ne font pas la clameur publique.

Pour revenir à la procédure de désignation des délégués de la composante confessions religieuses à la Ceni, la passion qu’on y met, cache mal les manœuvres partisanes. Tout serait mis en marche pour que Denis Kadima passe. Car, à entendre les explications du délégué de l’Ecc, les huit confessions religieuses n’étaient même pas arrivés au niveau de chercher le consensus autour d’un des quatre candidats qui seraient restés en lice. Par contre, disent-ils, ils étaient encore au niveau d’élimination en donnant des appréciations sur les quatre candidats restants. Les débats avaient commencé sur Denis Kadima. Lorsqu’on a commencé à donner des avis sur lui, les six confessions religieuses se sont  repliés sur leur majorité. Au lieu que, dans leurs arguments, qu’ils cherchent à ce que leur candidat reste en course, ils disent plutôt à qui veut les entendre, que le consensus sur Kadima c’est déjà fait, sa désignation comme président de la Ceni n’attendrait que l’entérinement. Voilà qui traduit les intentions cachées et donne l’impression que le dossier Kadima sortait d’un laboratoire.

SG

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