Eve Bazaïba en quête d’un affrontement dans le vide

L’audio de l’honorable Lambert Mende, a donné des idées, parfois les plus superficielles, à une opposition en perte de vitesse.  Pour parer au plus averti, Eve Bazaïba, secrétaire générale du Mlc, s’est lancée la première, tête baissée,  sur l’affaire. Sans peur du ridicule. En effet, partant des propos de cette audio, parlant des juges « pro » et la possibilité pour Cach d’en profiter, si ceux pro Fcc,  tombaient sous le coup de la prise à partie, elle a conclu que la majorité au pouvoir se partagerait la justice. Par conséquent, l’opposition  veut aller se plaindre. Auprès de qui ? Si telle juriction existe, nous encourageons Eve Bazaïba de ne pas faire les choses à moitié. Eiie ne devrait pas s’arrêter au seul « partage » des juges. La vie  institutionnelle du pays  n’est pas faite que du pouvoir judiciaire. Sa réaction devrait toucher toutes les trois institutions. Cela veut dire que la plainte de Eve Bazaïba devrait concerner également le pouvoir exécutif où, seule la majorité au pouvoir (Fcc-Cach) a droit aux ministres, vice-ministres,…Il en est de même du pouvoir législatif où, la majororité a plus de pouvoir que la minorité. Pour utiliser le mot qui serait, aux yeux de Bazaïba, le sandale du siècle, il n’y aurait pas seulement des « juges pro », mais aussi des ministres et des députés « pro ». Cela, en dépit du fait qu’ils sont tous au service de tous les citoyens congolais. Si, malgré leur appartennance politique donnée, à un camp politique connu, les députés et les ministres sont au service de tous les citoyens, pourquoi il en serait autrement pour les juges ? La précaution prise pour les députés, c’est de rappeler que son mandat  est, non seulement national, mais aussi non impératif. Pour les ministres, les il leur est imposé des règles telles que : être au service  de tous les citoyens. Les juges, eux, en dépit du fait qu’ils appartiennent à une famille biologique, à une Eglise, voire à un parti politique (parce qu’ils ont le droit de vote), ne sont soumis qu’à l’autorité de la loi, du droit. Qu’est-ce qui a changé, qu’est qui choque lorsqu’on rappelle à un membre du parti que tel juge a été nommé sur le quota de notre leader et que nous ne devons pas être les premiers à le combattre ? Où est ce qu’on toucherait à l’indépendance du juge ? Sinon, ce serait un crime de rappeler que tel juge est fils de tel, de la telle tribu, de tel village, telle province, …Ce serait de la mauvaise foi que de faire croire que le fait d’être « pro » renverait à dire droit « pro ».  Comme quoi, ce qu’il faut, c’est de faire en sorte que les politiques congolais apprennent à avoir peur du ridicule.

Poing gauche

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