Congo hold-up, nouvelle déontologie pour les médias

Aux objectifs spécifiques, on a inventé une déontologie spéciale. On ne le dira jamais assez, si les médias se mettent ensemble, c’est pour atteindre un but autre que le fait d’informer.   Dans ce qu’on appelle « plus vaste enquête du siècle » certains médias ont pris l’option d’agiter l’opinion congolaise en recourant à tous les moyens. Sur Rfi, on a appris que,  non seulement ces médias ont mutualisé «  leur travail de rédaction », mais aussi,  ils ont mis beaucoup de moyens. Ils ont inventé de logiciel,  tout simplement pour aller vite. Question de rendre leurs conclusions à temps réel afin de diffuser dans le temps voulu. Non seulement il faut le faire, il faut en avoir les moyens. Il s’agit clairement d’un contrat à remplir. C’est une nouvelle presse, un nouveau genre, la presse sur commande.  Pour faire crédible, convaincre le sponsor, ils devraient agir en bande organisée. Puisqu’à beaux mentir qui vient de loin, les médias locaux n’intéressent pas les lanceurs d’alertes, ceux des Ong où ceux des institutions. Ces derniers, on le sait,  utilisent parfois les données (secrètes) officielles contre les adversaires politiques, même si, logiquement, ces institutions devraient être apolitiques.   Tous les moyens, jusqu’aux inventions technologiques à la carte, devraient mettre Kabila à terre, placer sur sa tête plusieurs épées de Damoclès. Cela permettrait à ses adversaires de le faire chanter. « Si vous ne coopérez pas, nous fouillons dans les poubelle du passé.

Le malheur, c’est que cela arrive,  lorsqu’on est soi-même dos au mur. Alors, tout devient solution inattendue. Sur le compte de Joseph Kabila, on retient la tentative de lui imputer avec la légèreté impardonnable, les crime de kamwinansapu, avec une enquête (médiatique) dans laquelle il y a plus de masturbations haineuses que des faits vérifiables. On peut citer à ce sujet ; les acrobaties journalistico-juridico-politiques dans but de  rendre  Kabila responsable de l’assassinat de Chebeya avec des aveux obtenus à coups de manipulations. Même médias, même enquêteur. Le procès va vers sa fin, les assassins ne viennent pas, ne fut-ce que pour désigner avec précisions, le lieu d’enterrement de Bazana. Avec les mêmes méthodes, les mêmes médias ont élaboré la thèse d’implication des services de l’Etat dans l’assassinat des experts de l’Onu. Ce raccourci, une fois confirmé, aurait permis d’atteindre Kabila. Comme du reste, John Numbi est le raccourci pour arriver jusqu’à Kabila.  On n’a pas fini de pérorer sur la confiscation d’un diamant qui coûterait, tantôt un milliards six cents millions, tantôt six-cents millions de dollars américains. Non seulement on nous apprend que ce diamant serait une cause kasaïenne, mais aussi, les témoins dans l’affaire seraient « les hommes de Dieu » du Kasaï. Aujourd’hui, c’est de l’argent siphonné au Trésor public via la BGFI. Une banque à capitaux africains. Elle est par hasard, la seule où pullulent les lanceurs d’alertes. Une fois pris, ils trouvent refuge en Europe. Et pourtant l’homme de Wikilis est indésirable partout en Europe. Il aurait fuité les documents mettant en cause Denis Sassou Ngueso ; on lui aurait déroule le tapis rouge à Paris.  Puisqu’on parle d’un groupe des médias et Ong internationaux, en Afrique, on baisse la raison. On cesse de penser. On croit seulement.

 Et lorsqu’on ajoute trois millions de documents bancaires soi-disant consultés, tout le monde est paralysé. Le peu d’honneur qu’on pourrait encore défendre, se transforme en complexe. Ce que ces médias disent, devient parole révélée. Pourtant, on n’a pas besoin de compulser trois millions de documents pour voir le côté manipulation de cette enquête.

Ce que, par exemple, un correspondant de Rfi fait avec tout le parti pris, sinon avec toute la haine, devient parfait une fois couvert par l’étiquette d’une « enquête menée par « plusieurs médias » internationaux ».

C’est le cas de cette enquête « Congo hold-up ». Un titre pompeux pour le besoin du sensationnalisme. On nous parle de la famille de l’ancien président qui aurait siphonné aux fonds  publics à la banque centrale. Tout esprit alerte se poserait la question de savoir comment toute une famille pouvait siphonner de l’argent à une banque centrale de façon à être collectivement responsable. Et le fait de lier l’acte à Joseph Kabila, comme pour dire que lorsqu’on est Chef de l’Etat on endosse les fautes que pourraient commettre tous les membres de la famille, l’intention de nuire prend le dessus sur celle d’informer.

Dans le développement de l’information, on nous apprend que tout le mal viendrait de BGFI. Une banque qui, depuis un moment, était devenue un vrai champ de patates pour les chasseurs des primes. Un lieu d’apprentissage au « métier » de lanceurs d’alertes.  

Et on nous ramène à l’origine de cette banque en Rdc. Une sœur de Kabila aurait été bombardée actionnaire avec 40%. Ce serait cela le problème.   Et les mercenaires, je voulais parler des enquêteurs internationaux, ont conclu qu’on aurait fait de cette sœur de Kabila une actionnaire à crédit pour le besoin de la cause. Mais au lieu que ce soit la banque qui en tirerait profit, c’est, semble-t-il,  la famille qui se serait servie de la banque pour s’enrichir. Est-ce logique ?  Là encore, l’argument ne tient pas la route. On ne va pas plus loin. La sœur, actionnaire à crédit, ne paie pas ses dettes, mais généreusement, le demi-frère devient gestionnaire de la banque (sic). Que d’enjambées ! Finalement, il ne s’agit pas de la famille de Kabila, mais de tous les proches de l’ancien président qui auraient siphonné de l’argent à travers cette banque.

Tel que le reportage, mieux l’enquête est présentée, c’était de l’argent gratuit. Mais puisque le ridicule a des limites, au risque de tuer, on parle de paiement à des entreprises dont le malheur serait de n’avoir pas la certification de ces médias internationaux, et de crédit.

Dans cette fiction, on parle de l’argent envoyé à une société qui n’existe pas. Que conclure ? Peut-être que, cet argent sensé n’avoir été reçu par personne, n’a jamais existé. Ou encore, ce n’est qu’une œuvre des lanceurs d’alertes. Pour mentir à perfection, il faut une certaine intelligence qui, malheureusement ne coure pas les rues. Ainsi par exemple, on nous fait croire que le système bancaire congolais serait le plus opaque et le plus irrespectueux des règles de bonne gouvernance. Curieusement ; à suivre la présentation de l’enquête, les millions soi-disant siphonnés au trésor public congolais, seraient déversés dans le système bancaire international. Dans le cas où on serait de bonne foi, on consternait un circuit normal. Mais puisque l’objectif est de chercher des poux sur le crâne de Kabila, on fait croire que c’est dans le circuit bancaire international que tout devient flou. Et le total de l’argent siphonné, depuis 2013 pour tous les proches de Kabila et pour « un scandale du siècle », c’est 138 millions de dollars Us. Sans encourager quoi que ce soit, nous sommes dans un pays où on parle de 400 millions, 50 millions de dollars Us partis en fumée en 100 jours seulement. Faire de 138 millions de dollars Us rétraçables dans le système bancaire international,  comme un scandale le plus grand de   tous les temps, de qui se moque-t-on ?

L’intention de nuire est manifeste lorsqu’il faut comptabiliser les dossiers montés et mis sur le compte de Kabila. Le rythme, la fréquence, l’orientation de ces dossiers, ne trompe pas quant au but poursuivi. Dossier à suivre

SKK

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