Congo hol-up, un vrai écran de fumée

Pour éclairer l’opinion sur les faits faisant objet du dossier Congo hold-up, on est allé chercher Lumumba qui avait fuité les documents qui n’ont pas de lien direct avec des dossiers de l’enquête-fuite dont il est question aujourd’hui. Par contre, ceux qui auraient fuité les derniers dossiers, on ne les cite pas au nom du principe journalistique selon lequel, un journaliste ne livre pas ses sources. Voilà qui pousse à se poser des questions lorsque les journalistes font la même enquête que les Ong et les lanceurs d’alerte. Tout ce monde a-t-il les mêmes méthodes de travail pour répondre aux mêmes principes. Lumumba, pourquoi le livre-t-on ? On comprend pourquoi, les journalistes qui devraient se battre pour publier des scoops, se mettent à plusieurs pour se donner le temps de choisir une période commune de diffusion. La primaire pas leur affaire ! Pourquoi ne pas penser qu’ils ont un seul mécène qui tirerait profit de leur travail ? Rien n’empêche que les vrais « fuiteurs » des documents, seraient ceux qui en ont la garde et qui pouvaient même les falsifier avant  de les faire fuiter,  pour le besoin de la cause. Cependant,  le principe selon lequel le journaliste ne livre pas ses sources n’enlève pas au journaliste sa responsabilité, notamment celle de ne pas imaginer les responsables des fautes aussi graves. On a entendu sur Rfi, un journaliste dire que puisque ses proches ont fait ceci ou cela, on a pensé que Joseph Kabila ne pouvait pas ne pas être au courant. Cela n’est possible qu’en Afrique. Pour prendre un exemple banal, Benala, un proche de Macron, avait commis des faits infractionnels, peut-on supposer que le Chef de l’Etat français était au courant. Le cas du ministre qui avait caché un compte bancaire en Suisse. On peut même citer un cas récent en Rdc, dans le dossier 100 jours. Un procès a eu lieu. Le Chef de l’Etat n’a été mêlé à aucun dossier. Et pourtant ce sont ses proches qui étaient accusés. Allons plus loin, selon la logique de l’homme de « Médiapart », pour impliquer le Chef de l’Etat dans toutes les fautes de ses collaborateurs.  Avant d’aller dans le fond, regrettons la forme de cette enquête.

SG

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