Ce 15 septembre, session de toutes les peurs

On dirait session de tous les dangers. Mais dans un Etat qui se veut de droit, il n’y a pas de danger à craindre. Car, il n’y a pas de danger qui résiste aux lois. Les gens peuvent ne pas se mettre d’accord sur un ou deux points, ils seront obligés de se soumettre à l’arbitrage des lois. C’est pourquoi le terme qui convient, c’est celui des peurs. Avoir peur, c’est naturel. Que va-t-il arriver au point de faire peur ? La session qui s’ouvre ce 15 septembre est essentiellement budgétaire. On a peur que le projet de loi ne soit pas prêt. Ce qui sera compréhensible dans la mesure où, dans la conjoncture post-Corona, le gouvernemene de tabler sur des données irréelles pour proposer son budget. Mais la plus grande peur viendrait de ce qui pourra s’inviter à l’hémicycle en plus ou à côté de la matière principale. Il faut surtout craindre qu’en cas d’absence ou de retard dans la présentation du projet de budget par le gouvernement, la nature qui a peur du vide, se voit remplacée par les questions politiques. Ne pouvant pas rester à se tourner les pouces, les élus du peuple seront obligés de poursuivre la matière en suspens. Le cas de l’examen des lois Minaku-Sakata. Ces propositions de loi, faut-il rappeler, étaient en examen à la commission PAJ. Pendant ce temps, s’ingérant dans la procédure parlementaire, certains partis politiques, Udps en premier, avaient battu le pavé pour protester contre ces propositions de lois. Les échos de ces manifestations de rue semblent avoir atteint le président de la République pour qui, ces propositions ne passeront pas. La chambre basse du parlement va-t-elle dire amen et ranger sa langue dans la poche ? L’autre problème, c’est celui de l’entérinement de la candidature de Ronsard Malonda proposée par la Société civile, composante confessions religieuses. Le Chef de l’Etat, à ce sujet, se voulait sans concessions. Va-t-il aller jusqu’au bout de sa logique, jusqu’à annuler une démarche parlementaire ? Dans un pays où tout est jurisprudence, nous serons là en face de deux dangereuses jurisprudences. Voilà qui fait peur et fait courir les diplomates. Les paroles ne serviront à rien si on ne revient pas aux lois.

PG

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