Carte visa, le côté perfide du tollé général

On n’épilogue plus sur les pratiques de l’Inspection général des finances (IGF). La publicité qu’elle fait autour des enquêtes supposées être confidentielles jusqu’à ce que le destinataire final en publie le contenu, appelle à plus d’une réflexion. Soit que l’Igf n’a pas confiance aux destinataires de ses rapports, par conséquent, elle rend publics ses rapports pour obliger ceux qui reçoivent ces rapports de les traiter et d’en donner la suite. S’ils ne le font pas, ce sera eux la cible des critiques dans l’opinion. Une façon de dire : moi j’ai fait mon travail, le reste ce ne sont pas mes oignons. L’affaire Matata en témoigne. L’Igf a condamné, le Sénat l’a libéré, croit-on comprendre dans l’opinion.  Soit encore, l’Igf poursuit un but politicien dont le l’objectif à atteindre est de détourner l’attention sur la gestion présente. A ce rythme des procès contre ceux qui relaient les révélations de l’Igf, le discrédit n’est pas loin. On sait ce qu’est devenu les services d’hygiène et ceux du contrôle économique. Deux procès en gestation contre l’animateur de l’émission « Bosolo na politique » ne reflètent pas l’étendue de l’indignation. L’Igf a beau démentir, sa responsabilité est engagée, notamment sur la conception et la compréhension de l’usage de la carte visa. L’idée rependue dans l’opinion est que, quiconque aurait une carte visa, peut aller se servir dans les comptes du Trésor public. Ce qui voudrait dire que, quiconque aurait cette carte reçue du gouvernement, peut se faire payer sans prestation, sans que ce paiement ait franchi les étapes de la chaîne de dépenses que sont l’engagement, la liquidation et l’ordonnancement. Si tel était le cas, c’est étonnant que l’Igf condamne les bénéficiaires là où il fallait condamner la Banque centrale. Car, c’est elle qui paierait des gens qui n’auraient rendu aucune prestation. A regarder de plus près,  le but visé est celui de jeter en pâture certains individus et peindre en noir ceux qui avaient géré hier. Le communiqué de l’Igf est flou à souhait dans le but inavoué d’alimenter les soupçons et les mauvaises interprétations. Il faut craindre qu’à force de populisme politique et face aux démentis, l’Igf en accuse le coup et perde des ailes.

PG

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