Bahati cherche des assises nationales

Que veut Modeste, (pas très modeste) Bahati ? Pour devenir président du Sénat, il était capable de tout. Il pouvait convoler en justes noces avec le premier diable qui lui tendrait la main. Après avoir acquis le poste, tel que l’on connaît cet homme politiquement insatiable, on savait qu’il ne se contenterait pas du poste de président du Sénat. Ce serait étonnant qu’il s’arrêterait en si bon chemin alors que la position dans laquelle il se trouve, lui permet de renifler au quotidien l’odeur de du pouvoir suprême. C’est seul ce pouvoir  suprême qui est capable d’apaiser son ambition. Quelques gestes ci-dessous, ne trompent pas. A part le congrès, on ne voit pas une passerelle  officielle de pouvoir entre les deux présidents de deux chambres. En cas de commission paritaire lorsque par exemple une loi est votée en des termes différents, tout se passe au niveau de la plénière. Non entre les deux présidents de chambres. D’ailleurs, cette commission n’a de valeur que lorsque chaque chambre use de son indépendance et de ses prérogatives constitutionnelles. Que constatons-nous ? La prérogative par exemple de faire tomber un Premier ministre, un ministre, d’investir le gouvernement, … est réservée exclusivement à la chambre basse. Il en est de même de l’entérinement des membres de la Ceni. C’est donc avec étonnement qu’on a vu Bahati, sous prétexte de la collaboration  au sein de l’Union sacrée, aller rencontrer,  le plus officiellement du monde, le président Mboso de la chambre basse, pour parler de l’entérinement des membres de la Ceni. Qui lui donne cette prérogative, sinon sa volonté d’être partout et contrôler tout. Lorsque les choses, conformément à la loi, se font sans lui, il a l’impression que tout se fait contre lui. Lui qui ? C’est la question.

Il ne semble pas s’arrêter là. Encore une fois, il veut, le plus officiellement du monde, se sentant à l’étroit, un Sénat à son goût. Il propose une réforme visiblement tirée par les cheveux. Il avait commencé à se comporter comme coordonnateur autoproclamé de l’Union sacrée avant que Kabund s’impose. Il était lui-même la charte de cette coalition. Suivant les articles inédits de cette charte, il a déstabilisé les provinces. Position qu’il adore afin de franchir toutes les portes. Après s’être impliqué dans le remplacement des gouverneurs des provinces par ceux de l’Union sacrée, il veut maintenant avoir le pouvoir réel sur tous ces gouverneurs. Comme il n’a pas de place au sein de la Conférence des gouverneurs, il veut se créer un petit monde à lui afin d’influer sur les gouverneurs de provinces. L’argument qu’il avance selon lequel le Sénat, dans son fonctionnement actuel, n’aurait pas de liens avec les provinces dont il est l’émanation. Quel raisonnement ! Quels rapports cherche Modeste Bahati ? Les sénateurs sont des élus. Ils sont sensés aller en vacances parlementaires et doivent faire des rapports dans lesquels ils présentent les problèmes des provinces. Il revient au bureau de cette chambre de faire parvenir ces desideratas à qui de droit.  Les députés ont aussi des circonscriptions. Faut-il qu’ils aient un autre cadre de rencontres (avec leur base) que les vacances parlementaires ? Modeste, Modeste, Modeste,… soyez modeste ! Ne prenez pas les Congolais pour des oies sauvages, dirait Harold Badibanga.

SKK

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