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Forêt Ndangye tueries derrière un mur de mensonge

Il y a quelques jours, un média en ligne relayé par une radio locale, faisait état d’actes d’enlèvement(pour la radio ) et la présence de Rwandais ( pour le media en ligne) des évènements  dont le  théâtre serait la forêt Ndangye bien connue des Kinois. Ce que  d’aucuns ignorent, c’est que, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. L’ignorer en voulant pointer d’un doigt accusateur M. Ndangye, voilà un vrai mur qui cache la vérité vraie Si cela, l’Etat de droit peut se souvenir de ce dossier qui aura été un scandale judiciaire, tant mieux. Qu’entend-on par Forêt Ndangye ? Il y a un mur à faire tomber pour que la vérité éclate, apparaisse toute nue. Mieux vaut la nudité de la vérité que celle du mensonge !  Innocent Ndangye, le patriote congolais qui avait eu l’heureuse idée de conserver cette forêt à la périphérie de Kinshasa a réagi à cette information capable non seulement de nuire,  mais aussi de prêter à confusion. Innocent Ndangye, dans un communiqué reçu dans notre rédaction, rappelle que la « forêt Ndangye » est un espace public où les Kinois s’adonnent notamment aux activités touristiques et agricoles. Tout, dans cet espace, se fait en plein-air sous la lumière du soleil et sous le regard des habitants des environs. Cependant, il y a plus d’une décennie, une partie de la forêt, jadis mise à la disposition de Message du Graal par Innocent Ndangye qui en est le représentant légal légitime. Mais depuis dix ans, une dissidence est intervenue dans cette Asbl au niveau international. Une partie des membres au Congo, avait jugé bon de suivre la dissidence internationale. Curieusement, on a assisté à une grande première dans le monde. Au lieu de mettre leurs baluchons sur la tête pour aller se trouver un abri ailleurs, les dissidents congolais se sont emparés du temple, de la partie de la forêt Ndangye qui abrite ce temple. Bref, ils se sont emparés de tout le patrimoine de l’Asbl congolaise. Même le reste de la forêt que Ndangye a récupérée de longue lutte. Et faisant feu de tout bois, les disside nts ne réculentdevant aucune manœuvre pour garder le statu-quo dans l’occupation illégale des biens de

cette Asbl congolaise. A ce jour, un mur insolite cassant ainsi la symphonie de la nature, a été élevé. Pourquoi ? Que cache-t-on derrière ce mur mal venu dans un espace donné à voir. S’il ya à chercher l’origine des allégations de certains, il faut peut-être aller chercher derrière ce mur de la conspiration( ?). Ci-dessous le communiqué de presse de Innocent Ndangye.

COMMUNIQUE DE PRSSE

J’ai suivi avec étonnement une vidéo qui circule depuis quelques jours dans les réseaux sociaux , vidéo produite et diffusée  par la chaîne YouTube dénommée www.sangoyacongo.com.

Dans cette vidéo, je suis accusé par un membre du Parlement-debout d’héberger des Rwandais dans ma concession dite  Zamba ya NDANGYE tout en me menaçant de m’arrêter et de faire une expédition punitive dans cette concession.

Je rappelle  que ce n’est pas pour la première fois qu’une telle accusation soit portée contre ma personne et curieusement,  c’est toujours quand le pouvoir change des mains.

Je ne me sens pas personnellement concerné par ces accusations parce-que ma concession ne sert qu’aux activités agropastorales et touristiques ; cadre ouvert à tout  le monde et sécurisé par la Police Nationale congolaise.

Néanmoins , une partie de ma concession est illégalement occupée depuis près de 20 ans par des rebelles à l’Asbl Message du Graal au Congo  dont je suis Président et Représentant Légal.

Cette partie dont je n’ai pas le contrôle, mérite effectivement une attention particulière de l’autorité dans le souci de savoir exactement ce qui s’y passe. Quant à l’accusation gratuite qui porte atteinte à ma personne, je me  réserve le droit de porter plainte pour diffamation. Fait à Kinshasa le 13/01/2021

Innocent NDA-NGYE

La majorité de Joseph Kabila vient de loin

Il est plus facile d’accuser tel ou tel autre d’avoir triché aux élections. Personne n’est à l’abris de ces accusations. Hier, l’Udps accusait, aujourd’hui, il est accusé d’avoir triché à la présidentielle. Si c’est une raison pour le mettre à l’écart avant une autre consultation électorale, allons-y ! L’Udps a tort de croire à ses fantasmes. En 2006, outre le fait que ce parti politique avait appelé de voter non au référendum constitutionnel, mais aussi, il avait boycoté les élections générales de 2006. On parle très peu de l’échec cuisant à ce double boycott. Apparemment, l’Udps ne collectionne que les victoires imaginaires et non les échecs visibles et palpables. En 2011, ce parti qui se veut « le peuple » n’avait pas dépassé cinquante députés. Très loin de la majorité. En 2018, une trentaine de députés seulement. Au lieu de partir de ses faiblesse réelles et visibles, l’Udps voit la tricherie partout.

En 2006, le Pprd, partant de la réalité du pays, savait qu’il ne pouvait pas gagner seul. On connaît le mot d’ordre de Yerodia « Faire élire Joseph Kabila et lui donner une majorité parlementaire ». Il crééra « l’Alliance des nationalistes patriotes (Anapat). Une idée rejetée par Vital Kamerhe et toute la bande à quatre. Pour eux, le Pprd devrait faire cavalier seul. Une position suicidaire contre laquelle Yerodia avait continué à se battre, jusqu’à ce qu’il reçoive de l’initiateur du parti, la mission de le réorganiser. Quatre jours durant, le siège du Pprd était devenu le bureau du patriarche Yerodia, alors vice-président de la République. Au congrès de la Fikin, le Pprd, avec Kamerhe comme Secrétaire général, rejetait toujours l’idée de se mettre dans une plate-forme politique. A la rigueur, répétait Vital Kamerhe, nous ne pourrions accepter que l’idée de Pprd et alliés. Il avait fallu que Joseph Kabila se présente comme indépendant, pour qu’au grand dam de la bande à quatre, l’Amp se crée pour soutenir sa candidature. A l’élection de 2006, il y avait un double objectif à atteindre, à savoir, faire élire Joseph Kabila et lui donner une majorité parlementaire afin de mieux gouverner. Très peu de partis politiques autres avaient la même stratégie. Méconnaître la majorité parlementaire de Joseph Kabila aujourd’hui, est une turpitude.

SG  

Regime « primo-ministériel », une provocation pour l’Udps

Il y a des choses qu’on ne peut pas dire à haute voix sous le président Félix Tshilombo. Le faire, c’est comme exhiber une carricature du prophète. La sentence, on la connaît. Si le professeur Boshab vit encore, c’est simplement parce qu’on n’a pas encore eu l’occasion de l’avoir dans le viseur. Il a osé dire qu’il y autre chose au-dessus de Félix.  En attendant, la fatwa a été prononcée. Il a osé déclarer, se basant sur la Constitution, que la Rdc serait dans un régime « primo-ministériel ». Ce qui équivaudrait à dire qu’il y aurait, à part Dieu, quelque chose au-dessus du président Félix Tshilombo. A écouter les réactions, on dirait que soit la Constitution n’exiqte pas, soit qu’il y’en aurait une nouvelle taillée sur la mesure du président actuel. Joseph Kabila aurait gouverné avec une autre Constitution qui permettait que l’Udps le vilipende. Au quotidien.Le primo-ministériel avait-il été de mise au temps de Joseph Kabila. Lorsqu’il s’agit du respect dû au Chef de l’Etat, on ne se pose pas la question de savoir pourquoi le respect absolu qu’on veut pour Félix  Tshilombo, on ne l’avait pas voulu hier pour Joseph Kabila. Mais, il suffit d’opposer au président actuel les prescrits de la Constitution, la question qui revient sur toutes les lèvres, c’est de savoir si c’était le cas pour Joseph Kabila. Et pourtant, il faut seulement s’en reférer à la Constitution. Le président ne nomme le Premier ministre qu’au sein de la majorité parlementaire, après consultation de celle-ci. Pour montrer la limite de son pouvoir, le président de la République ne peut pas destituer le Premier ministre. Dans le fonctionnement de chaque jour, le Premier ministre doit contresigner les ordonnances du Chef de l’Etat. Par contre, les décrets du Premier ministre et même les arrêtés des ministres, ne sont soumis à aucun contreseing. Bien entendu, les sujets des ordonnances présidentielles (à part celles relatives à l’organisation de son cabinet), les sujets des décrets et ceux des arrêtés des ministres,  sont discutés au conseil des ministres. La Constitution est encore explicite lorqu’elle établit le Premier ministre comme celui qui conduit la politique de la nation sur base d’un programme discuté avec le Chef de l’Etat, programme approuvé par l’Assemblée nationale. Lorsqu’on parle des actions du Chef de l’Etat ou de son programme, on va chercher cela dans quelle Constitution ?

Nous parlons bien du pouvoir par rapport à la gestion du pays. Le Premier ministre est seul pour répondre de la gestion du pays devant le peuple réuni au parlement. Lorsqu’on dit couramment que c’est le Chef de l’Etat qui en répondra, on tire cela dans quelle Constitution ? Dans le discours de la rue.

Alors, quel était la situation avec Joseph Kabila ? Rien n’a changé. Sauf que Joseph Kabila semblait avoir la marge politique plus large, parce qu’il avait une majorité au parlement. Chercher à donner au président les pouvoirs que ne lui donne pas la Constitution en ignorant la majorité parlementaire, c’est marcher sur la Constitution. Les Congolais ont la mémoire courte. Cette Constitution était voulu comme moyen de dépouiller le président de la République de tous les pouvoirs. Et le président qui était visé à l’époque, c’est Joseph Kabila. Tout avait commencé pendant la transition, le président de la République ne nommait que huit ministres de sa composante. Il était réduit au rang de composante comme le Mlc, le Rcd, l’opposition non armée, …Cet esprit a été mis dans la Constitution actuelle qui fait du président de la République un arbitre et en donnant au Premier ministre le pouvoir de conduire la politique de la nation. Quiconque est sincère, reconnaitra que la crise actuelle vient du fait que le président de la République a ignoré le pouvoir du Premier ministre en relativisant le sens du contreseing. Il a quitté son rôle d’arbitre pour celui de joeueur. Maintenant que l’arbitre est en conflit avec un joueur, qui va jouer à l’arbitre ? On tomberait dans l’arbitraire si c’est une partie au conflit qui doit faire le juge.

SG

Lamuka, vers l’expérience de la dynamique de l’opposition

Sans aucun doute, le mandat que reçoit Fayulu est le dernier qui tourne. Après tout le monde va se retirer. Et Martin Fayulu restera le seul maître  à bord. Les derniers morceaux du puzzle qui pourront resister au choc, vivront leurs derniers jours jusqu’à quelques mois de 2023. Après, ce sera le sauve-qui-peut. Adolphe Muzito aura fait le mandat le plus long. Pour les observateurs avertis, on connaît le dernier cycle de cette présidence tournante de Lamuka. Car, s’il est facile d’éviter une séance de remise et reprise et de se faire représenter – se soustraire ainsi d’une belle occasion pour les leaders de Lamuka de projeter l’avenir – il sera difficile de donner la présidence à Katumbi (le prochain prétendant) en son absence. A moins que Fayulu se déplace et avec lui, tout le presidium, pour aller passer le bâton à Katumbi à Lubumbashi. Ou encore, que désormais, Muzito et Fayulu, se fassent  la passe entre « Mpangistanais ». A ce jour, cela saute aux yeux, Katumbi et Bemba n’ont plus le cœur à Lamuka. Martin Fayulu est donc allé pour une présidence à vie, faute de prétendants. C’est ce qui était arrivé avec la Dynamique de l’opposition. Il faut reconnaître que la dernière passation de pouvoir a été faite dans la douleur. Etonnant qu’après la controverse autour de certains points du communiqué final, Katumbi et Bemba n’aient pas été à la réunion du presidium. Un presidium devenu une chien-lieue, sans perspectives.

PG

Quand Kabuya s’agite sans cause

Les membres de différents partis politiques ont le droit d’afficher leurs ambitions politiques pour demain. A l’Udps, outre la boutade selon laquelle « ils feront la remise et reprise avec Jésus-Christ »,  les dirigeants attendent voir Félix-Antoine Tshilombo faire les deux mandats constitutionnels. C’est légitime. Ce qui n’est pas légitime, c’est la projection de Basile Olongo, une projection saluée en silence à l’Udps, selon laquelle, les prochaines élections ne pourront avoir lieu qu’en 2030.  Curieusement, dans les milieux de l’Udps, à suivre la réaction impromptue de Kabuya à la déclaration de Ferdinand Kambere, Secrétaire permanent-adjoint du Pprd,  on nous donne l’impression que le pouvoir qu’ils ont reçu par les élections, est devenu une proprieté privée. Et que désormais, c’est l’Udps qui devrait redistribuer les rôles. Jusqu’au droit à la parole.  Ainsi donc, lorsqu’un militant du Pprd affiche une moindre ambition, cela devient une provocation pour Augustin Kabuya. Pour lui, personne ne peut parler du retour de Joseph Kabila, sans son autorisation.   Surtout, quand on dit que le peuple veut voir Joseph Kabila revenir aux affaires, pour Kabuya, c’est une usurpation. Il déclare pince-sans-rire, que le peuple, sa proprieté,  ne peut pas vouloir le retour de Joseph Kabila. Bien au contraire, si lui, Kabuya et l’Udps n’avaient pas accepté la coalition, Kabila et ses proches allaient fuir le pays. Comme quoi, il y a les gens qui croient à leur propre illusion-mensonge. Si Kabuya est sincère, il devrait plutôt dire ce que les Congolais pensent de deux ans du pouvoir de l’Udps.  Si pour l’Udps, avoir des ambitions et s’organiser pour les réaliser,  c’est un crime de lèse majesté, c’est une preuve que c’est un parti politique hystérique, dictatorial et messianique. Quel peuple, se demande-t-on, peut vouloir voir l’Udps quitter le pouvoir? Apparemment, le peuple, c’est encore une propriété de l’Udps. Ceux qui ont voté pour Joseph Kabila, ce n’est pas le peuple. D’ailleurs, c’est pour asseoir cette théorie que l’on qualifiait de tricherie toutes les victoires de l’ancien président. On pensait que la contestation de la victoire de Félix-Antoine Tshilombo par Martin Fayulu, ramènerait l’Udps à la raison.

Hier, Fayulu et Tshilombo parlaient au nom d’un même peuple. Aujourd’hui, on nous dit que le peuple a voté pour Fayulu, le peuple a voté pour Félix Tshilombo.  Ou encore, entend-on dire, Félix a volé la victoire de Fayulu. Alors où est le peuple ? C’est le peuple de qui ? Il est temps de sortir de la politique fiction, de la politique de ghetto. A ce jour, sauf si on est dans la rêverie, l’Udps n’est pas le parti politique le mieux implanté dans les 26 provinces. Le Pprd l’est mieux que lui. Car, il ne suffit pas de s’agiter au Kasaï pour croire parler au nom du peuple congolais. On peut tout dire, mais, sauf si on veut nier les évidences, on ne peut pas se dire « peuple » et n’aligner qu’une trentaine de députés nationaux. On peut se consoler en disant à tue-tête qu’il y aurait eu tricherie, qu’on aurait une majorité fabriquée ou quoi encore, cela n’éludera jamais la vérité. Plus de bruit pour peu. Peut-on parler du bilan de 36 ans d’opposition.

SG

Meeting aérien à Kinshasa, le top de la politique spectacle

Jamais, en Rdc, on avait atteint tel degré de politique spectacle. Une vraie tragi-comédie. Trop triste pour en rire. Alors que l’Est du pays compte des morts au quotidien, pendant qu’à Kamona, dans le Kasaï les incursions de l’armée angolaise se font régulières au grand désarroi de la population, le meeting aérien se fait sur le ciel kinois. Visiblement, ce meeting est la conséquence d’un accord signé à la sauvette, presqu’à la veille. Les chantres du  nouveau rôle dirigeant de l’Udps y voient et le déclarent haut et fort, que c’est une exhibition des biceps devant les adversaires politiques locaux. Aller signer un accord militaire avec un pays étranger en vue de combattre ses adversaires politiques non armés, c’est une grande première. On  fouillerait dans l’histoire des démocraties modernes, on ne trouverait pas,  ne fut-ce qu’un soupçon d’exemple du genre. Le président angolais qui est le parrain de cette aventure militaire, ne semble pas peser ses actes, croyants aux promesses des militaristes occidentaux. Ce qui est étonnant, c’est que la Sadc se taise, faisant croire au monde que cet idéal de solidarité dans la sous-région est parti avec Mugabe, Mujona, Santos, Mpkapa et autres. Une chose est vraie, quel que soit le soutien américain orchestré par Hummer (marteau en français), avec Lorenço comme bras armé, les Congolais ne mettront pas le génou à terre. Car, comme le disait Mzee Laurent-Désiré Kabila, s’il n’y a pas de paix pour le Congo, il n’y aura de paix pour personne.

PG

Lamuka, la fin de l’aventure comune

Sauf refus de regarder la vérité en face, Lamuka n’avait pas une longue vie. Le discours de ses témors était dès le départ, clairement trompeur. L’instauration de la présidence tournante, la durée trop courte de ce mandat, était la preuve que personne ne voulait laisser l’emprise de la plate-forme à l’autre. La passation du pouvoir entre Muzito et Fayulu a étalé au grand jour le désamour silencieux entre les quatre leaders. Fuyant d’expliquer cette vie de puzzle au Lamuka, ses chantres disaient à qui voulait les entendre que Lamuka était un état d’esprit. En réalité, c’est un vide d’esprit. Les consultations convoquées par le Chef de l’Etat démontrent que les intérêts particuliers ne pouvaient résister à la tentation. Mûr ou pas mûr, le fruit est tombé devant la tempête de la conjoncture politique. On est loin de la fausse idée rependue selon laquelle, Lamuka se battrait pour l’intérêt du peuple. Il est pourtant clair que pour Bembba, la réforme électorale avec à la clé la modification de la loi électorale dans son article 10, est l’enjeu de son agir politique actuel. Il est par conséquent, prêt à conclure un deal avec quiconque pourralt lui donner l’espoir de pouvoir être candidat demain. C’est légitime, pourvue que l’on sache s’y prendre.

Quant à Moïse Katumbi, il est dans la politique comme un cheveu dans la soupe. Il a constaté qu’il est plus aisé pour lui, de se servir du pouvoir comme tremplin pour le bonnes affaires. Personne ne le voyait faire les affaires loin des rouages politiques. S’il n’y est pas lui-même, il fallait compter sur les influences. Rusé comme un renard, il sait se faire agneau afin d’obtenir ce qu’il veut. On est pratiquement dans la situation d’avant Genève. Sans base politique, Katumbi reposait son espoir d’émergence politique sur l’Udps. Pour se faire, il n’était pas question pour lui de s’aligner derière Félix-Antoine Tshilombo. Il fallait se faire allié. Un allié dont le mythe du portefeuille pesait plus que le poids politique. Le moment venu, il a réservé un double crochet à Félix. Au premier crochet, il a désorienté Félix Tshilombo, avant de faire une passe en or à Fayulu. Prix dans ce drible à la Katumbi, Félix Tshilombo déclara : « Le changement s’appelle Fayulu ». Les calculs de Katumbi étaient clairs. Mieux valait jouer avec Fayulu supposé sans parti politique réel sur le terrain plutôt qu’avec Tshilombo dont le parti avait une réalité politique. L’aventure Fayulu se termine en eau de boudin. Il fallait pour se faire que Fatshi joue au mauvais perdant en se retirant de la course, reniant sa signature. Et revoici Katumbi tourner les yeux vers Félix.

Cette fois, ce n’est pas le mythe du portefeuille plein  fourni qu’il lui fait miroiter, mais plutôt les armes pour anéantir Joseph Kabila et son Fcc. Pour ce faire, sauf descente inattendue du Saint-Esprit, il n’y a dans la gibecière de Moïse Katumbi, ni discours politique ou juridique, mais celui de haine contre Kabila. Clairement, pour lui, l’union sacrée doit se faire contre le Fcc. Il faut être naïf pour croire à la bonne foi de Katumbi. Félix va-t-il éviter le deuxième crochet du faux avabt-centre de Lamuka ?  Wait and see. En attendant, on est désormais convaincu de la fin de l’unité au sein de Lamuka. Désormais l’aile « mpangistanais » doit apprendre à faire cavalier seul face à l’aile des métis.

 TT

Coup d’Etat en Rdc

Très peu d’analystes, par complaisance ou par complicité, n’osent pas  franchir le rubicond. Question de faire figurer dans les différents cas de figures sur la table de Félix Antoine Tshilombo, celui de « le coup d’Etat ».  Les juristes, même ceux qui avaient contribué à former ce regime constitutionnel voulu semi-présidentiel, n’osent pas dire à Félix-Antoine Tshilombo, qu’aux termes de la Constitution, il n’est pas président à la manière de Mobutu, de Laurent-Désiré Kabila ou comme Joseph Kabila d’avant  1+4. Qui dit sémi-présidentiel veut dire semi-parlementaire. En d’autres termes, il y a partage de pouvoir entre l’institution président de la République et le parlement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, comme le législatif ne peut pas s’imixer dans le quotidien de l’exécutif, il y a deux têtes de l’exécutif dont l’une est l’émanation du parlement. Cette tête, c’est le Gouvernement. Bien que le président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire, il n’entre en fonction que si la majorité parlementaire l’investit en acceptant son programme. Si la majorité parlementaire n’accepte pas  présenté par le Premier ministre ; il ne travaillera pas. Dans tout cela le garant du bon fonctionnement des institution est mis plus ou moins à l’écart afin de bien jouer son rôle d’arbitre. Car, si l’arbitre est à la fois joueur, on entre dans l’arbitraire, dans le parti pris. On en est là. Malheureusement.

Pour sortir de la crise, il y a même des juristes qui pensent que la dissolution de l’Assemblée nationale serait une arme entre les mains du Chef de l’Etat pour régler son conflit avec la loi. La Constitution congolaise, même si les juristent ne veulent pas le dire pour le besoin de la cause, est on ne peut plus claire sur ce sujet. C’est l’Assemblée nationale qui investi le gouvernement, le contrôle, par conséquent, c’est elle qui sanctionne le Premier ministre et à travers lui, tout le gouvernement. Si donc la crise naît et persiste entre l’Assemblée nationale et le gouvernement, le Chef de l’Etat entre en jeu comme arbitre. Et avant d’agir, nulle part la Constitution lui demande de consulter « le peuple ». Bien au contraire, la Constitution lui demande de consulter le Premier ministre, le président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale. C’est seulement après que le Chef de l’Etat pourra dissoudre l’Assemblée nationale.

Beaucoup d’autres attendent voir le Chef de l’Etat de chercher une nouvelle majorité. Est-ce une prérogative du Chef de l’Etat d’œuvrer pour la formation d’une nouvelle majorité ? Immoralité et ignorance politique, on estime que le débauchage peut être érigé en mode de changer la majorité parlementaire. On va même à faire croire que le président de la République peut attirer à lui des députés, individuellement, pour les introduire dans l’union sacrée à créer. A moins de débaucher des regroupements et des partis politiques entiers, un député qui quitte son parti politique, laisse son mandat à son regroupement ou à son parti politique.

En politique, tout est possible. Et la première possibilité qui s’offre au Chef de l’Etat après les consultations déstinées au départ aux forces sociales représentatives du pays et devenues par la suite populaires, cette possibilité, c’est un coup d’Etat. L’erreur du Chef de l’Etat, c’est de croire que ce sera comme un coup de couteau dans du beurre et que ceux dont on va confisquer le pouvoir n’auront pour choix que de dire amen.

DS

Bras de fer frontal

Dire que personne ne s’attendait à ce qui arrive au sommet de l’Etat, entre le Fcc et le Cach, c’est faire preuve de trop de bonne foi. C’était ignorer la nature des composantes de cette coalition. Surtout, c’est oublier le fond de vraies aspirations.  

Le Chef de l’Etat a décidé de foncer. Et pour ce faire, il a décidé de jeter le puzzle pour le refaire à son goût. Avec quel moule ?

Sous les applaudissements de ceux qui veulent le voir ne pas reculer devant aucune règle, fusse-t-elle constitutionnelle. . Même devant la loi suprême, semble-t-il, ne peut pas résister devant « l’intérêt du peuple ». S’il n’affronte pas directement la Constitution, il crée des astuces inconstitutionnelles pour la contourner. Pour ce faire, il a compté énormément sur les réserves du Fcc. Finalement, la plate-forme de Joseph Kabila s’est vue enfermée dans « la peur de qu’en dira-t-on ».Pendant ce temps, l’Udps se permet tout, au nom du peuple dont il serait le porte-parole.  Le discours de l’Udps, relayé par le Chef de  l’Etat, a enfoncé le bouchon en accusant le Fcc de vouloir bloquer Fatshi.  Une curieuse façon de dire que le Fcc non seulement n’aurait aucun intérêt dans la bonne marche du pays, mais aussi, ils seraient congénitalement incapable de faire du bien. Ce discours ne pouvait se tenir et se justifier, que dans une philosophie inconstitutionnelle selon laquelle, c’est l’Udps qui aurait tout le pouvoir et qui aurait par pitié, associé le Fcc. On ne peut comprendre autrement les appels à la fin de la coalition. Car, en fait, pour l’Udps, le perdant, en cas de la séparation, c’est le Fcc. Pas étonnant que ce discours, dernièrement rappelé de la manière la plus officielle, par Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Udps : « C’est parce que nous sommes dans la coalition que ces gens sont encore là pendant que le peuple n’en veut pas… ». C’est donc l’Udps qui accorderait le droit de vie et de mort aux Congolais ! Ce serait cela la compréhension d’avoir le pouvoir. Par conséquent, l’Udps n’est tenu par aucune loi.  En conclusion, selon les enseignements de l’Udps, le Fcc est allé dans la coalition en vue de se mettre sous la protection de l’Udps. Et les dirigeants de ce parti politique ne ratent aucune occasion pour brandir la menace d’appuyer sur ie bouton afin de faire sauter cette protection. Kabund n’y est pas allé par le dos de la cuillère en demandant aux dirigeants du Fcc d’apprendre à nager. C’est une façon de se souvenir de l’expérience de Kitenge Yezu et autres mobutistes qui avaient traversé le fleuve pour trouver le chemin d’exil à partir de Brazzaville. Etait-ce un discours pour amuser la galerie. On avait eu tort de le croire. Tort de tout prendre à la légère.

Un environnement irréel avait été créé. En politique, tout compte. Un dicton de chez-moi, dit, même contre un serpentau, il faut s’armer d’un solide bâton.

Après avoir créé dans ses militants ce sentiment de puissance, au point de faire douter certains militants du Fcc, l’Udps-parti-Etat pense la majorité parlementaire peut être balayée d’un revers de la main, parce que composée du Fcc (qui serait désavoué par le peuple). On connaît des ministres du quota Fcc qui ont commencé à avoir un pied dedans, un pied dehors. La grosse injustice subit par Célestin Tunda Ya K asende – geste voulu par Fcc comme preuve de volonté de cohésion au sein de la coalition – a été interprêté à l’Udps, comme signe de faiblesse. Les faibles d’esprit (politiquement) du Fcc sont passés de la simple peur à la peur-panique. Car, ils se disent être devant un président tout puissant entre les mains duquel se reposait l’avenir politique de tous les Congolais.

Après les illusions du pouvoir, l’Udps est passé au montage, pièce par pièce, de vrais instruments du pouvoir, quitte à énerver la Constitution et les lois du pays. Quel est le pouvoir qu’il pouvait s’offrir facilement ? Impossible de s’offrir une majorité parlementaire. Et pourtant, c’était l’idée qui traversait et traverse encore les militants lorsqu’ils exigeaient à cor et à cris, la dissolution de l’Assemblée nationale. Devant les difficultés d’atteindre ce but, on passe par des aménagements pour parler de la requalification de la majorité, … Car, pour eux, devant la toute-puissance du Chef de lEtat, l’arbitraire faisait force de loi. Sans peur du ridicule, dans les milieux de l’Udps, on compterait sur la force qui reposerait,  en plus de la majorité soi-disant populaire, sur la majorité (tribale) au sein de la magistrature. Le tout sous le manteau de « l’Union sacrée de la nation ». Aucune voie conctitutionnelle pour y arriver.  On n’ose pas le dire clairement, il s’agit d’une majorité tribalo-ethnique. De notoriété publique, une tribu de la Rdc, depuis Mobutu, aurait la majorité des magistrats dans les cours et tribunaux. Ceux qui en doutaient s’en rendent de plus en plus compte. La démission, à la manière hollywoodienne, de Bénoît Luamba, a mis à nu le processus qui aboutit actuellement à la prestation de serment des juges de la Cour constitutionnelle. Une prestation de serment dans un forcing que ne peut expliquer que le besoin d’un contre-poids inconditionnel. Visiblement, le pouvoir judiciaire est construit pour permettre au Chef de l’Etat de se passer des barrières constitutionnelles. Une fois la Cour constitutionnelle sous les ordres, le refrain selon lequel « Quiconque constaterait une violation de la Constitution devrait s’adresser à la Cour constitutionnelle,  devient un vrai piège. E n ce qui est de la situation à la base de la crise actuelle, aller à la Cour constitutionnelle, c’est en faire juge et parti. C’est comme le Chef de l’Etat, arbitre qui doit arbitrer un conflit dont il est parti.

PG

Lamuka, vers l’expérience de la dynamique de l’opposition

Sans aucun doute, le mandat que reçoit Fayulu est le dernier qui tourne. Après tout le monde va se retirer. Et Martin Fayulu restera le seul maître  à bord. Les derniers morceaux du puzzle qui pourront résister au choc, vivront leurs derniers jours jusqu’à quelques mois de 2023. Après, ce sera le sauve-qui-peut. Adolphe Muzito aura fait le mandat le plus long. Pour les observateurs avertis, on connaît le dernier cycle de cette présidence tournante de Lamuka. Car, s’il est facile d’éviter une séance de remise et reprise et de se faire représenter- se soustraire ainsi d’une belle occasion pour les leaders de Lamuka de projeter l’avenir – il sera difficile de donner la présidence à Katumbi (le prochain prétendant) en son absence. A moins que Fayulu se déplace et avec lui, tout le présidium, pour aller passer le bâton à Katumbi à Lubumbashi. Ou encore, que désormais, Muzito et Fayulu, se fassent  la passe entre « Mpangistanais ». A ce jour, cela saute aux yeux, Katumbi et Bemba n’ont plus le cœur à Lamuka. Martin Fayulu est donc allé pour une présidence à vie, faute de prétendants. C’est ce qui était arrivé avec la Dynamique de l’opposition. Il faut reconnaître que la dernière passation de pouvoir a été faite dans la douleur. Etonnant qu’après la controverse autour de certains points du communiqué final, Katumbi et Bemba n’aient pas été à la réunion du présidium. Un presidium devenu une chien-lieue, sans perspectives.

PG